30. [SPÉCIAL] Les dessous du podcast
Ep. 30

30. [SPÉCIAL] Les dessous du podcast

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Episode description

Notre auditorat se demande parfois les dessous de notre podcast : comment on choisit un sujet d’épisode ? Comment on s’organise entre nous et se répartit les rôles ? Et d’ailleurs, pourquoi on fait ce podcast ?

Figurez-vous que cela tombe bien, car ces questions, Marguerite, du webzine Sparks, nous les a posé dans une interview ! À retrouver en ligne sur son webzine et en audio dans notre podcast.

Ressources

Mentionnées dans l’épisode :

Download transcript (.vtt)
0:02

Adèle Bienvenue dans « À tes amours », le podcast qui propose une autre manière d’aborder les relations. Nous sommes Adèle,

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Alexia Alexia

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Sacha et Sacha,

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Adèle et nous allons vous parler notamment d’émotions, de communication, de polyamour et d’autres formes de non-monogamie. Ce podcast s’adresse à toute personne s’interrogeant sur les relations. En octobre 2023, on sortait le premier épisode de notre podcast « À tes amours ». Cela fait maintenant trois ans. Alors, pour notre trentième épisode, en octobre 2026, on veut célébrer cet anniversaire. Et comme on sait que vous êtes nombreux et nombreuses à vous interroger sur le making-of de notre podcast, c’est l’occasion de parler de nous et des dessous du podcast. Et ça tombe bien, parce qu’il y a quelques mois, nous avons été contacté·es par Sparks Webzine pour un interview sur ce sujet précis. C’est un magazine en ligne qui se définit comme libre et incandescent, où se croisent féminisme viscéral, arts rebelles, identités indomptées et mots qui griffent. Ce webzine est tenu par Marguerite, qui nous a envoyé une liste de quinze questions sur nous et notre podcast. On s’est donc prêté avec joie à cet exercice. On s’est enregistré en train de lire les questions posées pour cette interview et y répondre. Vous pouvez trouver l’interview écrite disponible sur Sparks Webzine, publiée début septembre. Il correspond à nos réponses retravaillées depuis le transcript de cet épisode. Mais vous pouvez aussi nous écouter ainsi que nos digressions spontanées dans cet épisode. Bonne écoute et surtout, joyeux anniversaire À tes amours !

1:49

Sacha Alors première question, est-ce que vous pouvez vous présenter rapidement et dire qui vous êtes chacune et chacun ?

1:55

Alexia Avant de commencer, il faut qu’on précise que nos réponses sont situées. Nous sommes trois personnes cis, blanches et valides, nées dans les années 90. Et nous avons grandi en région parisienne, dans des familles sans grosses difficultés financières.

2:08

Sacha Oui, on s’est déjà présenté un petit peu dans l’épisode zéro. C’était il y a trois ans, on a un petit peu évolué entre temps. Moi, je m’appelle Sacha, je suis dans des relations non-exclusives depuis une dizaine d’années, de manière évolutive. Aujourd’hui, je me considère plutôt, disons, en anarchie relationnelle. Et qui suis-je ? J’habite à Paris, j’aime bien les jeux et j’aime bien créer des trucs comme un podcast par exemple.

2:46

Adèle Moi, c’est Adèle. Je vis à Strasbourg. Je pense que je me considère polyamoureuse depuis 2017. Donc ça fait aussi presque dix ans. Mais ça a été très progressif. À ce moment-là, je n’étais pas encore en relation non-exclusive. Je me considère aussi asexuelle, ce qui fait que souvent, ça mène à des incompréhensions sur la combinaison polyamoureuse plus asexualité. Et j’aime beaucoup la nature, l’escalade, le parapente, plein de choses, en fait. Tout ce qui peut enthousiasmer les gens qui sont autour de moi, mes proches. Et voilà !

3:30

Alexia Et moi, je suis Alexia. Je suis sur Paris aussi. Et de même, ça fait un peu plus de dix ans que je suis dans des relations qui sont non-exclusives. Et j’adore en parler à tout le monde. Et c’est pour ça qu’on a fini par en faire un podcast. Et c’est absolument super de pouvoir discuter. J’ai aussi beaucoup de chance d’être très bien entourée par des amis et des amours avec qui on a une bonne communication. Donc je suis chanceuse, voilà.

4:09

Adèle Deuxième question. Comment vous vous êtes rencontrés tous les trois ?

4:15

Alexia Moi, j’ai rencontré Sacha dans un groupe d’amis communs. Et ensuite, j’ai suivi Sacha dans son école où je lui ai rendu visite. Et c’est là que moi, j’ai rencontré Adèle. Mais vous vous êtes rencontrés avant moi, du coup.

4:28

Sacha Oui, effectivement. Les deux étaient il y a très longtemps, mais avec Alexia, c’était il y a encore beaucoup, très longtemps en plus.

4:35

Alexia Oh, ça va, ça va !

4:39

Sacha Les deux, du coup, sur le thème de la scolarité, même si on n’était pas ensemble au lycée Alexia, mais on connaissait des gens qui étaient dans nos lycées respectifs, disons.

4:51

Alexia Très compliqué.

4:53

Adèle Et Sacha et moi, on était dans la même école d’ingénieurs. Et du coup, on s’est rencontrés là-bas. Et effectivement, par la suite, j’ai rencontré Alexia. Mais au début elle m’intimidait un peu. Et elle s’autorisait à faire des choses que moi je m’autorisais pas à faire par peur d’être jugée. Et du coup… Ouais je pense que j’étais assez froide et distante avec elle la première fois qu’on s’est vu.

5:21

Alexia Un petit peu. Aussi, il y avait quand même un truc où t’étais amie de la copine de Sacha à l’époque. Et la copine de Sacha à l’époque avait quand même capté que j’aimais bien Sacha. Et du coup, j’étais un peu la personne un peu bizarre qui est un peu trop chaleureuse. Je comprends aussi que ça éveillait des soupçons et un peu de méfiance.

5:44

Sacha Mais après, on a continué à se voir en groupe à plusieurs, notamment avec tout mon groupe d’amis du lycée qui sont très bien. Et après, on a même fini par vivre en colocation ensemble quelques années.

5:59

Alexia On a fait le covid ensemble. Au tout début c’était super cool et puis au bout d’un moment on manquait un peu chacun d’espace et ça a été plus compliqué. Mais on s’en est très bien sorti. Avec un podcast.

6:14

Adèle Du coup, aujourd’hui, on peut quand même dire qu’on est très proches, que ce soit chacun en binôme ou même en tant que trio. On s’entend bien, on a discuté beaucoup aussi tous les trois avant la création de ce podcast. Et voilà.

6:35

Alexia Troisième question. Depuis quand existe le podcast À tes amours ?

6:40

Adèle Alors, on a dû aller chercher la date parce qu’on n’en était pas sûrs. Mais globalement, le podcast s’est monté à l’été 2023. Moi, je me souviens que c’était Sacha qui était venu me parler de ce projet-là, il me semble, sur le fait qu’il voulait faire le podcast. Et le 6 aout 2023, on a retenu le nom du podcast. Et on a créé vraiment le projet. On a sorti un premier épisode en octobre de cette même année.

7:13

Sacha Question suivante : comment est née l’idée de lancer ce podcast ?

7:18

Alexia Déjà, on parlait déjà d’office tout le temps, entre nous. Et puis, on aime beaucoup un podcast qui s’appelle Multiamory, qui est en anglais. Et on trouvait que ça manquait dans le paysage français d’avoir un podcast de ce type qui aborde à chaque épisode un sujet en particulier lié au polyamour.

7:38

Sacha Oui, c’est ça. Moi, je sais que ça faisait quelques années qu’on discutait un peu de polyamour, entre nous notamment. Mais moi, je n’avais pas une grande curiosité ou ouverture envers ce que font les autres gens à côté. Et sur l’année 2023, j’ai commencé un peu plus, pour tout un tas de raisons diverses et variées, à plus m’intéresser à comment faisaient les autres. À aller au Polyazard.

8:03

Alexia Et quand Sacha dit qu’il a commencé à s’intéresser, c’est qu’il a littéralement écouté tous les podcasts qui existaient dans toutes les langues qu’il pouvait comprendre. C’est ça qu’il faut dire aussi.

8:12

Sacha Non, non j’ai juste écouté, il y avait quoi ? 450 épisodes de Multiamory à l’époque. 450 épisodes d’une heure. J’ai dû écouter ça en quatre mois, quelque chose comme ça.

8:22

Adèle Parce qu’il écoute en fois trois !

8:25

Alexia Et puis t’as écouté les podcasts français, et puis les podcasts en espagnol aussi.

8:30

Sacha Oui, mais ça, c’était après. Il y a tout un tas de raisons qui se sont un petit peu cumulées sur ce moment-là. Alors après, c’est normal. C’est parce que du coup, avec cette ouverture d’esprit et le fait d’en discuter plus aussi, ça fait que tout ça s’auto-alimente. Mais je me souviens, en plus, en juin, j’ai eu un crush sur une voisine. Et du coup, j’ai profité de… Pour faire avancer les choses, je l’ai invitée à aller au Polyazard, par exemple. Pour lui dire, regarde, le polyamour, c’est sympa, regarde comment ça fonctionne, on peut aller au Polyazard, etc. Et elle n’était pas dispo le jour du Polyazard. J’en discute avec Alexia, qui elle voulait aussi y aller, mais elle se disait qu’elle pouvait aussi y aller avec, je ne sais plus, une ou deux autres personnes qu’elle avait en tête, etc. Et en fait, on s’est dit, à ce moment-là, un peu pour rigoler… Si c’est pour le faire avec déjà cinq six personnes qu’on connait autant juste faire la réunion chez nous à ce moment là

9:21

Adèle Sachant qu’en plus, ce n’était pas la première fois qu’on discutait d’avoir même un kit de ressources à partager à des nouvelles personnes qu’on rencontrerait pour leur expliquer la manière dont on relationnait. Je sais qu’avec Alexia, on s’était déjà dit qu’il nous faudrait un kit de démarrage pour relationner avec nous. Que vous, vous vouliez mettre en place une espèce de quiz pour les nouvelles personnes qui rentreraient dans ma vie. Pour valider le fait qu’ils avaient bien compris qui j’étais et qu’ils allaient me traiter correctement par rapport à tout ça. Ça venait aussi dans un contexte plus global où on avait déjà envie d’avoir des ressources à partager au monde extérieur. Et par ailleurs, on s’était rendu compte que quand on discutait tous les trois, dans des lieux publics notamment, même, les gens nous écoutaient. Je ne sais pas si tu te souviens, Alexia, mais il y avait une fois, on avait pris le train. Et on était en train de discuter des trucs de polyamour. Et il y avait un gars dans le train. Et il avait un casque audio et on avait clairement vu qu’il avait fait pause et qu’il était en train discrètement de nous écouter parler parce que ça l’intéressait en réalité.

10:25

Sacha Et l’autre truc aussi peut-être, c’est que… C’est vrai qu’on commençait aussi un petit peu à être des références, en quelque sorte, par rapport aux autres gens, en fait. C’est-à-dire que, notamment la relation que j’ai avec Alexia… Souvent, en fait, les gens qui sont paumés dans le polyamour ou des amis qui ne savent pas comment ça marche, etc. Ou qui pensent que ça fonctionne pas, etc. Ils disent bah si regardez, il y a Alexia et Sacha. Et c’est utilisé un petit peu comme exemple par un certain nombre d’amis. Qui se disent juste bah si en fait le polyamour ça marche on le voit là-dessus.

10:55

Adèle Grave. Ça a été ma référence.

10:58

Sacha C’est toute une combinaison de tout ça. De voir qu’on est un peu référence. De voir qu’on est dans une dynamique d’expliquer aussi aux autres. De pouvoir se dire qu’on peut organiser des évènements, on peut partager des ressources, on peut tout ça, etc. Tout ça nous a mis quand même dans une bonne dynamique propice. Et notamment le fait qu’on se mettait aussi plus à écouter, et notamment moi, plus à écouter des podcasts. Et donc écouter tous les Multiamory, écouter quelques autres podcasts sur le sujet.

11:25

Alexia En termes de références dont tu parles Sacha il y a vraiment ce truc de c’est vrai qu’on est passé par des phases très différentes aussi. De, ok, au début on était en couple libre. Après on a dit qu’on était en polyamour et c’était du polyamour hiérarchique. Après on a fait du polyamour, genre, plutôt non hiérarchique. Et après on s’est retrouvé en anarchie relationnelle finalement. Et du coup il y a eu vraiment une exploration progressive de différents modes, quoi, effectivement. Et moi, j’adore aussi poser des questions aux gens. Et ça m’intéresse énormément. Enfin, toutes les questions qu’on se pose dans le podcast, c’est des questions qu’en fait, j’aime bien aussi poser à mes proches, voire parfois à mes collègues. Ou voire des gens que je ne connais pas du tout et que je croise dans une soirée et je suis genre… Et toi, si tu avais un coming out à faire ? Est-ce que tu as déjà fait un coming out ou je ne sais pas quoi ? Donc juste, on aime parler finalement.

12:18

Adèle Cinquième question. Est-ce qu’il y a eu un moment déclencheur qui vous a donné envie de vous lancer ?

12:24

Sacha Pour moi, l’élément vraiment déclencheur de tout ça, c’est… les podcasts, ou plutôt l’absence de podcasts francophones. Et donc, moi, dans mes découvertes de podcasts, etc., je me suis retrouvé à écouter ce qui existait en français. Et en français, il n’existe pas grand-chose. Il n’existait pas grand-chose. Et notamment, à l’époque, le podcast qui ressortait le plus, qui était le plus visible, c’était Amours Plurielles. Et c’est pas du tout comme nous ce qu’on fait.

12:50

Alexia Ils ont un angle d’attaque qui est hyper intéressant et qui n’est pas celui que nous, on voulait avoir, donc qui est très différent du notre.

12:57

Sacha C’est ça. C’est différent. Mais en tout cas, moi, je trouvais ça dommage que ça soit le truc le plus écouté en France. Parce que c’est la parole qui est donnée à une personne qui va juste raconter sa vie et qui lançait des idées très arrêtées. Bon moi aussi je peux avoir des idées très arrêtées, mais c’est pour ça qu’on est plusieurs…

13:17

Alexia C’est marrant que tu dises ça, ouais !

13:18

Sacha Pour que je puisse avoir des contradictions en face de moi. Et là il n’y avait aucune contradiction en face. Et donc du coup je trouvais ça assez dommage. Et d’ailleurs ce podcast aujourd’hui n’existe plus, il a été supprimé. Quand j’ai découvert ce podcast, il était déjà sur la fin, il n’y a pas d’autres épisodes qui ont été sortis depuis, ou alors sous un autre format. Mais il était donné le nombre d’écoutes qu’il y avait eu de ce podcast. Et quand j’ai entendu ce chiffre, qui était de 400 000 écoutes, je me suis dit, oulala, c’est énorme ! J’aimerais beaucoup qu’il y ait 400 000 écoutes sur un podcast plus proche de Multiamory, par exemple. Donc il faudrait que quelqu’un fasse Multiamory en français. Et comme personne ne le faisait, je me suis dit que c’était plutôt à nous de le faire.

14:01

Alexia Pour moi c’était Sacha qui disait ah c’est dommage qu’il n’y ait pas de Multiamory en français et moi je suis à ouais ouais trop dommage. Et Sacha qui fait mais on pourrait le faire et j’ai fait quoi ? On pourrait le faire nous ? J’y croyais pas. Et comme avec Adèle, on parlait tout le temps, genre H24… On peut faire des trajets en voiture de huit heures sans s’arrêter. On s’est dit, on est déjà dedans.

14:24

Sacha Et pour moi, il y avait une sorte d’enjeu, une sorte d’urgence avec, en me disant, en fait, là, il y a de la demande. En français.

14:32

Alexia Il y a un besoin même..

14:33

Sacha Il y a un besoin, il y a de la demande. Parce que les gens s’intéressent de plus en plus au polyamour et les gens s’intéressent aussi de plus en plus aux podcasts. Du coup, il y a une demande de ressources en polyamour, ce qui, d’ailleurs, n’est pas extrêmement fourni en français. C’est pas mal, mais c’est pas le plus fourni. Et en termes de podcast, il n’y a pas grand-chose. Alors, après coup, je me suis rendu compte que dans le même temps… Quelques mois avant nous, il y a aussi le podcast Agapé et les autres qui est très bien qui s’est lancé à ce moment là aussi.

14:59

Alexia Ils se sont lancés vraiment en même temps que nous et du coup, le temps qu’eux, ils deviennent connus, on a mis un peu de temps à les découvrir aussi.

15:06

Sacha Ouais c’est ça.

15:06

Alexia Je pense. Mais c’est hyper intéressant qu’il y ait une pluralité dans le paysage, effectivement.

15:13

Sacha Moi, mon enjeu, c’était, j’ai pas envie… Comme il y a cette grosse demande qui est là, j’ai pas envie que ça soit un projet de piètre qualité qui vienne s’engouffrer dans cette grosse demande. Et donc, je me suis dit, il faudrait que quelqu’un fasse quelque chose d’un minimum qualitatif. Ce que j’espère, c’est ce qu’on fait.

15:30

Adèle Alors que moi, j’avais le syndrome de l’imposteur et j’étais juste en mode… Mais c’est bon, il y a Sacha et Alexia et du coup, je vais amener des idées pour compléter ce qu’ils vont me présenter et tout se passera bien grâce à eux.

15:44

Alexia Je pense qu’on repose toutes les deux sur Sacha. Pas ultra féministe comme approche mais bon que puis-je. Il y a cet aspect de… On a envie que la société sache que ça existe. Juste ça. Et donc, s’il y a des gens qui vont en approche chercher des podcasts sur le polyamour et se demander qu’est-ce qui existe exactement… On a envie que les gens puissent savoir assez vite à quoi ça peut ressembler. Et pas tomber sur un seul témoignage qui va vivre les choses d’une façon très particulière. Et qui sera potentiellement un peu de niche par rapport à l’ensemble des vécus polyamoureux. C’est pour ça qu’on a commencé par les épisodes notions aussi. Qui étaient là, genre, en fait on veut donner vraiment… On veut être d’accord sur des bases de ce qu’on a pu voir nous en discutant avec d’autres polyamoureux, et en voyant des témoignages très variés quoi. Il y a aussi un truc, j’y repense maintenant, où sur le site polyamour.info, il y avait un salon de discussion sur lequel je suis restée des années. Et j’étais toute seule dessus. Je veux dire constamment dessus. Et du coup, régulièrement, il y avait des gens qui venaient et avec qui je me retrouvais à parler. Et il y en a qui sont devenus mes amis. Et c’est juste des gens qui étaient là genre « Ok, je ne comprends pas bien ce que c’est le polyamour. Il se passe ça dans ma vie. Qu’est-ce que je peux faire ? » Et donc, j’étais peu à le… Comment on dit ? Le courrier des cœurs.

17:10

Adèle Oui, grave.

17:11

Alexia Mais sur le salon de polyamour.info. Et ça, ça m’intéresse encore une fois. Comme je disais tout à l’heure, poser des questions, savoir ce qui se passe pour les autres, je trouve ça fascinant. Passons à la question suivante qui est la sixième. Pourquoi avez-vous choisi de parler spécifiquement de polyamour et de relations non monogames ?

17:34

Sacha Comme on disait dans la question précédente, l’idée, c’était qu’il y avait ce besoin de ressources et notamment de podcasts sur le polyamour ou les relations non-exclusives de manière plus générale. Et donc, c’était ça le thème. Et aussi, on s’est inspiré de Multiamory. L’idée, c’était un peu comme eux en français.

17:51

Adèle Oui, c’est un sujet qui nous touche tous les trois. Et d’une manière générale, comme on l’a déjà dit aussi… Discuter de comment améliorer nos relations, que ce soit nos relations amoureuses ou même notre entourage, c’était quand même au cœur de nos préoccupations.

18:08

Alexia Et on a vraiment été confrontés aussi au fait de découvrir ce que c’était le polyamour et avoir du mal à trouver des ressources. Au tout début de ma relation avec Sacha, j’avais pas de vocabulaire. Je savais même pas ce qui existait. Mon seul truc, c’était ma prof de français en seconde qui avait dit que Sartre et de Beauvoir, ils avaient le droit, je cite, d’aller voir ailleurs. Moi, j’étais là, mais qu’est-ce que ça veut dire exactement ? Qu’est-ce que c’est ? Et on a dû se poser beaucoup de questions et chercher beaucoup de réponses. Et c’est devenu quelque chose dont on a envie de parler aussi. Et Sacha, tu disais aussi tout à l’heure qu’on allait pas mal dans les cafés poly à un moment. Et c’est vrai que parfois, on se retrouve à dire tout le temps la même chose. Et ça donne envie d’avoir un épisode où tu dis en fait, écoute cet épisode, j’ai pas envie de redire la même chose durant une heure.

18:57

Adèle D’ailleurs c’est pour ça que moi j’ai finalement peu fréquenté les cafés poly. Parce que j’avais l’impression que ça tournait un peu en boucle et j’avais pas envie de me répéter.. Et je trouve ça dommage aujourd’hui et peut-être que j’y retournerai. Mais bref c’est hors sujet

19:14

Alexia Et pour rester dans le hors sujet, je dirais Adèle, ça vaut quand même le coup. Parce que effectivement parfois t’as des nouveaux qui arrivent avec des questions qui peuvent être similaires. Du genre comment vous gérez la jalousie. Mais il y a aussi quand même une belle diversité de témoignages qui sont quand même hyper intéressants et stimulants.

19:32

Sacha Mais c’est vrai que c’est pratique de pouvoir répondre à la moitié des questions « J’ai fait un épisode sur le sujet. »

19:41

Adèle Voici mon sticker.

19:45

Sacha Voici une réponse très réfléchie à ce sujet. Et souvent, les gens notent. Après, ils ne reviennent pas forcément directement pour m’en parler. Après, je ne les croise pas forcément et ils ne me disent pas forcément si ça a vraiment répondu à leur question. Mais souvent, les gens sont « Ok, super, je vais aller écouter parce que je me posais vraiment cette question-là. »

20:02

Alexia Et puis, c’est facile pour expliquer aux gens qu’on est polyamoureux. Genre, j’ai un podcast, ça parle de polyamour. Wink, wink, clin d’œil.

20:15

Sacha Question suivante, à qui s’adresse ce podcast selon vous ?

20:20

Alexia À mes crushs ! Non, je rigole.

20:22

Adèle Quoi ? Pas du tout !

20:24

Alexia Non, pas du tout.

20:26

Adèle Initialement moi je pense que je voulais effectivement des ressources pour mon entourage, pas forcément immédiat, proche. Mais en fait je me disais un peu que ça permettrait d’expliquer à ma famille mon ressenti. À certaines des personnes que je rencontrais sur ce que c’est mon vécu, sur ce que c’est le polyamour. Et que ça s’adressait aussi et surtout à des gens qui avaient un peu été en errance, comme nous on avait pu l’être, vis-à-vis du polyamour et de ce que c’est. Et qui chercheraient des ressources. Donc je pense que c’était ça notre premier public. Et on a voulu que ça puisse toucher tout le monde. Parce que les questions de relations touchent tout le monde. Et du coup il y a aussi des outils qui en fait peuvent s’adresser même à des personnes mono, ou sans relation amoureuse, en fait.

21:18

Alexia En fait, à un moment de ma vie, moi, j’avais besoin de ça et ça n’existait pas et je ne l’ai pas trouvé. Enfin, si, je l’ai trouvé chez Multiamory. Et je me dis, en fait, quelqu’un qui ne parle pas anglais, qui parle seulement français et qui ne trouve pas de ressources… Je suis là, genre, je veux que ces personnes aient accès à ce type de contenu, quoi.

21:39

Sacha Après, la question de la cible exacte, c’est toujours un sujet un peu délicat… Parce qu’on est à la fois, effectivement, comme dit Adèle, on veut s’adresser au plus grand nombre. Parce que 80 % de ce qu’on dit est vraiment pertinent et même précieux pour n’importe qui qui se retrouve en relation. Même relation amicale ou relation monogame, relation amicale, un petit peu tout. Tous ces conseils et tous ces outils vont être assez intéressants. Et d’un autre côté, en fait, on est quand même un podcast polyamoureux et on parle pour les polyamoureux.

22:16

Alexia Après, comme disait Adèle, on a aussi envie que des entourages de polyamoureux, polyamoureuses puissent aussi comprendre un peu ce que c’est et comment ça fonctionne. Et il y a même un épisode que j’ai fait en me disant j’espère que la mère d’une amie va l’écouter. Parce que c’est autour de de communication non violente ou de trucs comme ça. Ou parfois dans la relation mère-fille il peut y avoir un peu des crispations et tout. Et j’estime qu’il faut pouvoir faire attention à ça. Et vraiment c’est pas du tout ma place de faire ça mais j’étais genre j’aimerais bien que telle personne l’écoute. Et c’était pas pour des questions polyamoureuses quoi.

22:57

Adèle Ça fait une parfaite transition avec la question suivante, la question huit. Comment vous choisissez les sujets de vos épisodes ?

23:05

Sacha Il y a un peu de tout. Moi, quand j’ai des idées d’épisodes, ça peut être soit, par exemple, que je rencontre des situations en discutant avec des gens. Et je me dis, ah tiens, là, il y a affaire à réfléchir. Ou il y a des ressources qui seraient intéressantes à donner à ces gens-là.

23:25

Alexia C’est un mélange de curiosité et de d’impression qu’il y a un besoin quelque part quoi.

23:33

Sacha Oui, c’est ça. Et parfois aussi, on se rend compte que, par exemple, tous les trois, on n’est pas tout à fait d’accord sur quelque chose. Et donc, du coup, c’est « Ah, si on n’est pas d’accord, c’est intéressant d’en discuter… »

23:42

Alexia C’est qu’il y a un sujet.

23:43

Sacha Et d’en faire un sujet. Voilà, et ça, plus tous les thèmes, disons, classiques, standards, qui sont indispensables de discuter dans un podcast qui parle de relations ou de polyamour. Donc, tout ce qui va traiter, on est obligé de parler de la jalousie, par exemple. On est obligé de parler d’énergie de nouvelle relation. Tous ces sujets-là qui vont faire un ou plusieurs épisodes.

24:09

Alexia C’est les sujets sur lesquels on en a marre de se répéter éventuellement, comme on disait tout à l’heure.

24:14

Adèle Et à côté de ça, il y a aussi des sujets potentiellement qu’on a envie d’explorer aussi, nous. Parfois, on se dit, ce sujet-là, il est hyper intéressant. Et le podcast, c’est aussi une opportunité pour se dire, ok, je vais aller me documenter sur le sujet. Je vais me poser des questions autour de ça, je vais faire de l’introspection sur ce sujet, et puis…

24:34

Alexia Complètement.

24:34

Adèle Va en ressortir plein de questions. Et j’ai envie de savoir ce qu’en pensent Sacha et Alexia. Et du coup, let’s go, c’est parti, faisons un épisode sur le sujet.

24:46

Alexia C’est pour le kiff de la réflexion et de la discussion entre nous aussi.

24:50

Adèle Ce qui finalement était déjà des choses qu’on faisait avant de s’enregistrer. Sauf que là, maintenant, on essaie de le structurer pour que ce soit écoutable pour d’autres gens.

24:58

Alexia C’est ça. La question neuf, c’est quelle différence faites-vous entre vos épisodes notions et vos épisodes de discussion ?

25:09

Sacha Ça n’a rien à voir.

25:14

Adèle C’est assez facile de répondre à cette question. Parce que les épisodes Notion, c’est des épisodes qu’on a quasiment intégralement écrits et scriptés. Et en tout cas beaucoup réfléchis, en se disant qu’il fallait faire le point sur des aspects de vocabulaire et des aspects de contexte. Pour que quelqu’un qui ne connaisse rien au polyamour, en écoutant ces épisodes-là, puisse se représenter un petit peu ce que c’était.

25:41

Sacha Moi, c’était un truc qui me tenait vraiment à cœur de faire ces épisodes Notion. Parce que je suis un peu frustré souvent quand j’écoute des podcasts ou même un peu tout type de médias… Où ça démarre déjà dans le cœur du sujet. Et c’est particulièrement flagrant par exemple dans un podcast comme Amours Plurielles. Alors peut-être aussi parce que les premiers épisodes avaient déjà été supprimés je pense quand j’ai écouté le podcast. Où dès le deuxième épisode la personne qui est interviewée parle de points extrêmement précis. En faisant la différence entre polyamour et polyamorie de manière très franche et comme si c’était évident pour tout le monde. Alors que c’est la seule personne que j’ai jamais entendu faire une telle distinction. Mais cette distinction n’était pas expliquée. Et du coup, je trouve ça dommage quand dans un podcast, on parle de plein sujets, de définitions, comme si c’était commun et clair pour tout le monde… Alors qu’en fait, ça ne l’est pas. Et surtout sur un sujet aussi mal compris, j’ai envie de dire, que le polyamour. C’est intéressant de reposer un peu les bases. Et je sais qu’il y a des gens qui ont trouvé ça très rafraichissant. Des gens qui pratiquaient déjà le polyamour. Mais de pouvoir, d’entendre les bases expliquées clairement. Se dire ah bah oui oui c’est bien ça. Ça fait du bien de l’entendre. Parce que souvent on entend que des trucs flou. Il y a aussi des gens qui n’ont pas supporté le côté un peu académique de ces épisodes mais bon…

27:11

Alexia Et probablement aussi des gens qui ne sont pas exactement d’accord sur les définitions qu’on propose. Nous, à chaque fois aussi, on a juste proposé des mots, des termes, des concepts. On ne les a pas sortis de notre chapeau, c’est ce qu’on a l’impression de percevoir autour de nous. Mais c’est les mots que nous, on utilise. Et du coup, pour comprendre le podcast, c’est pas mal qu’on soit d’accord sur quels mots on utilise, pourquoi.

27:34

Sacha Après, il y avait quand même une grande volonté dans ces épisodes Notion, que ça soit pas tellement contestable. C’est-à-dire que ces épisodes Notion ils étaient censés normalement être vraiment dans le consensus. Qu’on pouvait pas trop dire « je suis pas d’accord » ou « c’est faux ». On peut se dire « oui moi j’aurais pas choisi telle définition » ou etc. Bon parce qu’il faut bien faire un choix à un moment. Donc bon bah là on dit : compte tenu de tout ça on choisit telle définition. Et quelqu’un pourrait dire « bah moi je préfère telle autre », pourquoi pas. Mais c’est une histoire de préférence éventuellement. Mais normalement, factuellement, on est censé être plutôt bon sur ces trucs-là.

28:08

Alexia On est excellents, tu veux dire.

28:10

Sacha Ce qui n’est pas le cas des épisodes discussions derrière où on donne nos avis.

28:14

Alexia Où on est vraiment des grosses merdes.

28:18

Adèle Où on raconte notre vie.

28:21

Sacha Potentiellement sur un épisode discussion quelqu’un pourrait dire « non, non, là je suis vraiment pas du tout d’accord avec ce qui a été dit ». Et d’ailleurs, nous même on se le dit, ça. En disant bah moi je suis pas d’accord avec ce que tu dis, dans l’épisode discussion. Parce que l’idée c’est de refaire un petit peu des débats en quelque sorte. Les notions normalement il est pas censé avoir de débat. On n’est pas censé se dire après « non ça c’est faux ». Bon alors, dixième question, comment préparez-vous un épisode concrètement ?

28:52

Alexia Mal. Non.

28:55

Adèle En fait, on n’a pas du tout, je pense, la même approche. Mais globalement, la manière dont se répartit le travail, c’est qu’il y en a un de nous qui propose un sujet. Et va gérer cet épisode, on va dire, d’une manière plus générale. Ça va être la personne un petit peu responsable de la bonne tenue de cet épisode. Et qui va en faire la préparation, va faire un plan avec une introduction et une conclusion, plus ou moins rédigées. Et va faire une liste de questions à se poser pour les autres. Pour que les autres puissent préparer des éléments à rentrer dans l’épisode.

29:34

Alexia Ouais, simplement, effectivement, on propose, enfin, on discute déjà de l’idée de l’épisode, j’ai l’impression. Une fois qu’on a discuté, la personne responsable propose un plan avec une intro, une conclusion. Et propose des questions pour inspirer un peu les autres à trouver des choses à dire, quoi.

29:53

Sacha Et donc du coup, on discute plusieurs fois, disons peut-être deux, trois fois de l’épisode, du plan, de ce qu’on a à dire. Et puis une fois que tout le monde se sent à l’aise, on lance un enregistrement et on discute en ayant le plan sous les yeux. Et avec chacun qui a préparé ce qu’il avait besoin de préparer pour se sentir à l’aise.

30:21

Adèle La question suivante, la onzième, elle est un peu liée à tout ça. C’est est-ce que vous écrivez beaucoup à l’avance ou vous laissez une part d’improvisation ?

30:30

Alexia Sur les épisodes notions, comme on l’a dit tout à l’heure, tout est écrit. Parce qu’on voulait vraiment être très clair et très efficace dans ce qu’on disait.

30:37

Adèle Ça a pris énormément de temps, du coup, de préparer ces épisodes et c’était très laborieux.

30:43

Sacha Parce qu’il fallait que tout le monde soit d’accord avec tout ce qui était écrit.

30:47

Alexia Chaque phrase. « Moi, j’aurais pas mis ça comme ça. » « Est-ce qu’on peut mettre plutôt ce mot-là ? » On est tous les trois insupportables, mais on s’en est sortis.

30:57

Adèle Et après, pour les autres épisodes, il y a effectivement une partie écrite et une part d’improvisation. Après, on s’organise aussi chacun et chacune un peu comme on veut. Pour certains épisodes, j’ai ressenti la nécessité de me préparer soit quelques phrases, soit des mots-clés. Ça dépend. Parfois, c’est de la pure improvisation parce que je sais que le sujet va me porter ou que ce n’est pas moi qui l’anime. Et c’est beaucoup plus simple quand je ne l’anime pas de ne pas avoir de notes.

31:28

Sacha Généralement, ce qui est écrit, c’est l’introduction, la conclusion. La conclusion à la fois le premier paragraphe un peu général, et puis après, éventuellement aussi ce qu’on va retenir de l’épisode. Ce qui est un peu particulier, parce qu’on écrit ça avant d’avoir fait l’épisode, donc potentiellement, on a discuté d’autres choses qui n’étaient pas tout à fait prévues. Et après, le reste de l’épisode, c’est assez rare qu’il y ait des choses rédigées. Mais ça peut arriver quand il y a des points, par exemple, très techniques, qui sont dits. Des choses extrêmement techniques, où on s’est renseigné sur la littérature scientifique, par exemple, ou des choses comme ça. Où du coup, c’est tellement un peu complexe qu’on a envie que ça soit vraiment rédigé avant et pas s’embrouiller en live.

32:16

Adèle Ou sur des choses sur lesquelles on a peur d’être maladroit et où du coup on veut faire attention au vocabulaire, ça a pu arriver aussi.

32:25

Alexia Et peut-être qu’au début aussi, on avait plus besoin d’avoir des passages scriptés et que c’est moins le cas au cours du temps. La question suivante, c’est la question douze. Comment vous vous répartissez les rôles entre vous dans la création du podcast ?

32:44

Adèle Déjà, comme dit, par rapport aux épisodes, je pense qu’on n’a pas un rôle fixe. On tourne. On prend chacun à tour de rôle la responsabilité d’un épisode.

32:57

Alexia Ouais.

32:59

Adèle Après, en complément, Sacha fait quand même beaucoup sur les aspects techniques de montage, de gestion du site Internet, etc. Alexia, elle fait la communication sur les réseaux sociaux. Et moi, je passe trois heures à préparer les épisodes, donc mon temps est occupé déjà.

33:24

Alexia Et c’est souvent toi aussi qui va chercher les ressources qui ont été citées pour bien mettre tout proprement dans les notes.

33:38

Sacha Est-ce qu’il y a des sujets que vous avez hésité à aborder ou que vous n’osez pas encore traiter ?

33:44

Alexia C’est la question treize. Oui, il y en a. Alors, il y a notamment des sujets sur lesquels on n’a pas d’expérience. Par exemple, dans un podcast polyamoureux, ça serait très cool d’avoir un épisode sur la parentalité. Comment gérer d’être coparent ou ce genre de choses. Et là, juste, on n’a aucune expérience pour l’instant, donc on ne va pas le traiter tout seul. Il y a plusieurs sujets comme ça où ça serait intéressant. Peut-être qu’on est des invités à un moment.

34:10

Adèle Il y a ça, il y a aussi des sujets d’épisodes qu’on a réfléchis et finalement, le plan ou ce qu’on a à mettre dedans ne nous semble pas suffisamment abouti. Donc on les met un peu en pause. Ou alors on n’est pas tout à fait à l’aise tous pour en parler. Ou alors juste on a un évènement de vie qui fait que ce n’est pas le bon moment pour nous d’en parler.

34:39

Alexia Typiquement on aimerait bien faire un épisode sur la rupture et c’est vrai que c’est un sujet qui peut être un peu difficile. Et il faut qu’on soit bien accroché pour le traiter éventuellement.

34:53

Adèle Qu’éventuellement on ne sorte pas tout juste d’une rupture et qu’on soit effondrés. Parce que sinon, ça reste des sujets qui sont difficiles à aborder.

35:02

Sacha Il y a soit des sujets qui ne sont pas marrants, qu’on n’ose pas trop se lancer tout de suite. Ou des sujets où on aimerait bien avoir un peu plus de spécialistes. Comme les enfants, ou on avait réfléchi aussi à parler de neuro-atypie. Alors on n’est pas les personnes les plus neurotypiques, mais on n’est pas non plus spécialistes du sujet.

35:33

Adèle Question quatorze : quel épisode représente le mieux votre démarche aujourd’hui ? Question pas évidente.

35:41

Alexia Difficile, celle-ci, ouais.

35:44

Adèle Je vous laisse répondre !

35:47

Alexia Je me souviens plus des épisodes.

35:50

Sacha L’épisode qui est le plus écouté, c’est comment débuter dans les relations polyamoureuses. Alors après, je ne l’ai pas réécouté récemment, donc je ne sais pas à quel point il est bien ou pas. Il est forcément bien depuis qu’on l’a fait, mais…

36:01

Alexia Bof !

36:03

Sacha Comme on parle de choses un peu diverses et variées, c’est difficile de citer un épisode. Je pense qu’on a à la fois des épisodes très outils. Par exemple l’épisode sur le RADAR, l’épisode numéro 08. Où on va juste présenter un outil, qui est un outil de Multiamory. Donc ça, ça représente bien notre démarche d’une certaine manière. Et d’autre part, effectivement, l’épisode comment débuter, il représente aussi bien la démarche qui va être d’accompagner les gens qui se posent beaucoup de questions. Mais on a aussi d’autres épisodes qui vont aller dans un autre sens. Où on va aller décortiquer des choses, par exemple l’épisode polyamour dans tous les sens du terme. Où on va juste parler de est-ce qu’on peut dire polyamour, pourquoi, comment et on va chercher beaucoup plus loin. Ça donne un peu un aperçu d’épisodes très différents. Et comme c’est varié, en choisissant un seul épisode ça donnerait pas vraiment un aperçu correct de ce qu’on fait.

37:07

Adèle Après ça me donne presque envie de vous demander votre top 3 des épisodes et qu’on réponde chacun mais…

37:14

Alexia Top 3, ça serait compliqué, mais moi je peux donner une réponse à la volée. Et je dirais que l’épisode sur les étiquettes, qui est donc l’épisode 06, se définir avec des étiquettes… Le truc des étiquettes, on a dû vraiment se prendre la tête sur comment on appelait nos relations, comment on s’appelait nous-mêmes, etc. Et ça vient vraiment d’un questionnement qui est personnel. Pour pouvoir discuter avec le reste de la société. Et globalement je trouve que c’est un peu ça notre podcast en fait. Partir de ce à quoi on est confronté, ce qu’on observe chez les autres. Et essayer de parler de toutes ces expériences pour avoir des bases communes et des fonctionnements qui soient ok pour tout le monde. Et on arrive à la dernière question. La question quinze. Quels sont vos projets pour la suite du podcast ?

38:08

Sacha Bah être célèbre et riche.

38:12

Adèle Pas du tout !

38:16

Alexia Moi, j’ai vraiment envie qu’on continue à faire ce qu’on fait. Parce que j’ai l’impression qu’il y a encore plein de sujets à explorer. Et j’adore faire ça. On l’a abordé un peu plus tôt, mais la question des invités, est-ce qu’on franchit le pas à un moment d’accueillir d’autres personnes dans le podcast ? C’est quelque chose dont on parle de temps en temps.

38:35

Adèle Je pense que dans nos réflexions actuelles, il y a aussi effectivement… Est-ce qu’on a envie de mieux faire connaitre notre podcast ? Parce qu’au début, on n’était pas spécialement très forts pour communiquer autour de notre podcast. Et aujourd’hui, on a quand même une trentaine d’épisodes. Et peut-être que ça vaut le coup qu’on mette un petit peu plus en avant notre contenu. Et après, à titre personnel, j’aimerais bien qu’on arrive à 50 épisodes et qu’on fasse des bonus sur les dessous du podcast. Parce que parfois, il y a des choses qui sont coupées au montage qui sont formidables. Et vous n’y avez pas accès, c’est dommage.

39:14

Sacha Non, mais effectivement, je pense qu’on n’a pas très envie de faire des choses révolutionnaires en plus de ce qu’on fait déjà. Donc, effectivement, inviter des gens, ça pourrait résoudre certains de nos problèmes. Se faire un peu plus connaitre, ça pourrait être pertinent parce qu’il y a des gens qui ne nous connaissent pas alors que, clairement, ça leur bénéficierait de nous connaitre.

39:39

Alexia Il y a un truc dont on n’a pas encore parlé, mais j’aimerais bien peut-être aussi qu’on puisse se rapprocher des autres personnes qui font des podcasts sur le polyamour, simplement. Peut-être que ça pourrait être sympa d’aller à leurs rencontres, échanger un peu. Peut-être s’entre-inviter dans les podcasts. À voir.

40:02

Adèle On vient de répondre aux quinze questions posées par Marguerite pour son webzine Sparks. Vous pouvez retrouver la version écrite mise au propre de cette interview directement en ligne sur Spark Webzine. Merci beaucoup, Marguerite, de nous avoir adressé ces questions. C’était vraiment chouette de revenir sur notre petite histoire et nos grandes motivations pour ce projet. On tient aussi à mettre en avant ton travail de façon plus générale. Ton WordPress est très intéressant et on trouve important de continuer à produire du contenu hors des réseaux sociaux. Longue vie à Sparks !

40:39

Alexia Merci d’avoir écouté cet épisode jusqu’au bout. S’il vous a plu, n’hésitez pas à en parler autour de vous. C’est vraiment grâce à vous, par le bouche à oreille, que ce podcast gagne en visibilité. Vous pouvez aussi nous envoyer un mail sur contact@atesamours.fr ou nous retrouver sur les réseaux sociaux. Vos charmants messages sont pour nous une grande source de motivation. Le script et les sources de cet épisode sont disponibles sur notre site atesamours.fr. À bientôt pour le prochain épisode !